Dette publique: questions-réponses de Mr Copé
Jean-François Copé a lancé une grande consultation sur la dette publique. Il invite tous les français à contacter leurs députés pour donner leurs bonnes idées et poser des questions.
Voici un des documents distribués par Mr Copé à l’occasion du lancement de son action:
Etats généraux de la dette publique: questions-réponses :











Bonjour,
Pour réduire la dette publique il faut s’attaquer aux “Gros Postes” : j’en vois 2 qui peuvent etre ciblés actuellement via une refonte des affectations des sommes concernées:
1/ les subventions ad vital eternam données aux entreprises par le bias de reduction de charges ….30 Mds environ .Le gvt semble aller vers des décisions de dépenses temporaires depuis qq mois: il faut aller dans ce sens, ne rien supprimer brutalement mais donner des maintenant des objectifs sur le sujet aux impetrants concernés… si on ne recupere à terme que 50% de ces subventions à fond perdu c’est 15 Mds de mois de dépense.
2/ la FPA coute 25 Mds tous les ans pour selon diverses sources concordantes (CCI Paris, Etudes des Economistes du Monde) des resultats absoluement hallucinants en matière de resultats. Un économiste a employé le terme de “fleuve disparaissant dans le sable ..” ( Le Monde en 2007 ) ces sommes servent à asseoir le pouvoir de quelques entités qui le reconnaissent ( 5 Mds reconnu par F Chereque sur ces 25 Mds ) . Il faut là aussi , sans brutalité , ré affecter ces sommes à des fins plus utiles …en pratiquant le moment venu la coupe budgétaire conséquence plus que probable de la non utilisation des fonds suite à leur réaffectation. A l’arrivée si la aussi 2/5 de ces sommes dilapidées etaient récupérees, c’est encore 10 Mds qui seraient économisés …au Moins !
M Copé sait que la FPA est un boite de Pandore …mais d’autres comme la retraite ont été ouvertes: il faut re affcter correctement la FPA.
Voila deux idées qui pesent …plusieurs Mds si elles sont utilisés ” intelligement par M Copé dont le moins qe l’on puisse dire est qu’il n’en manque pas ( d’intelligence).
Les conceptions budgétaires et monétaires qui président à la recherche d’un prétendu équilibre des dépenses publiques, sont celles des médecins de Molière … “saigner le malade et il ira mieux”, voilà la seule recette tristement comique et obtuse de dirigeants qui semblent eux-mêmes incarner quelque surprenante synthèse de l’Avare et de Tartuffe … ils ne veulent pas savoir que la création monétaire peut être aussi illimitée que l’activité économique et que la demande sociale peuvent l’être, ils s’appuient sur la seule naïveté populaire pour laisser croire que “l’argent” est une ressource matériellement limitée comme le sont quant à elles les ressources naturelles (or, eau, pétrole …).
En réalité, l’argent est une création humaine et politique, qui n’est soumise à aucune fatalité de rareté que ce soit … il relève d’une acte d’autorité et de décision collective. Mais les castes dirigeantes de ce monde se sont organisées pour que la création monétaire soit confiée aux banques privées, de telle sorte que l’Etat doit toujours emprunter de l’argent aux banques. Mais les banques n’ont pas plus cet argent que les Etats eux-mêmes, elles le créent tout simplement ex-nihilo avec le droit exorbitant de le faire que les Etats leur ont concédé. Il ne s’agit que d’un jeu d’écriture, par lequel l’Etat accepte de se faire inscrire comme débiteur sur les livres de compte de ces banques, celles-ci ne procédant qu’à une simple écriture pour mettre l’argent à la disposition de l’Etat. Ecriture qui est un tel effort qu’elle s’accompagne d’une rémunération d’intérêts !
La “dette” est en réalité un mécanisme, un système, mis au point de telle sorte que tout investissement (d’utilité collective, notamment …), toute dépense d’intérêt général, ne peuvent être financés que par des emprunts avec intérêt, alors qu’ils pourraient être financés directement sans intérêt, l’Etat se bornant alors à émettre lui-même la monnaie devant rémunérer l’activité susceptible d’être accomplie.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, comme par hasard, on évoque un “grand emprunt” pour envisager de investissements pour le futur, parce que l’inféodation aux banques privées est devenue telle que tout projet d’envergure, du niveau de ceux de ces dernières décennies dans l’Europe des Etats d’avant -Maastricht , par exemple, (aéronautique, espace, etc …) n’est même plus concevable sans s’asservir toujours plus auprès des banques. Ce qui implique l’appauvrissement de tous et l’enrichissement de quelques-uns, selon un processus illimité. Vouloir équilibrer les comptes publics, c’est ainsi, soit ne plus faire la moindre dépense publique, soit la rogner jusqu’à l’absurde pour simplement payer des intérêts toujours plus lourds. On saignait ainsi le malade jusqu’à ce qu’il meure guéri. …
C’est la même logique sclérate qui a conduit à brader le patrimoine public et historique français, avec la mise en place d’une politique immobilière de l’Etat qui est une catastrophe pour notre pays, et une excellente affaire pour quelques opérateurs privés. La vente des autoroutes pour la moitié de leur prix, à des sociétés privées, participe de cette spoliation organisée. Les autoroutes ne pouvaient être construites qu’avec la puissance et l’autorité de l’Etat. Pourquoi des sociétés privées n’ont-elles qu’à se baisser pour ramasser d’aussi bonnes affaires, puisque tout le trafic européen ou presque passe par la France qui occupe uen position géographique centrale et pourrait recevoir tout le profit des péages ? C’est un peu comme si un joueur de Monopoly vendait la rue de la Paix et les Champs-Elysées pour payer son loyer de la rue sur des maisons de la rue de Belleville !
Je ne confierais pas la gestion de ma maison de campagne (si j’en avais une) à nos dirigeants ! Ils la vendraient et je devrais ensuite m’endetter pour la louer !
… Accessoirement, la lecture de Keynes pourra offrir quelques pistes pour échapper à la scolastique morbide de nos médecins de Molière.